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Il est vrai que l'on s'identifie, inexorablement aux Artistes qu'on admire, et on ne peut pas contrôler, ce comportement.

 
Post new topic   Reply to topic     Le Forum de Françoise Niel Aubin. Forum Index -> Thomas Fersen et Françoise Niel Aubin, ancien couple artistique. -> Georges Sand et Fréderic Chopin.
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Françoise
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PostPosted: Wed 15 Feb - 13:12 (2012)    Post subject: Il est vrai que l'on s'identifie, inexorablement aux Artistes qu'on admire, et on ne peut pas contrôler, ce comportement. Reply with quote

 Bon, que les choses soient bien claires, certains diront que je me la pète, oui, en effet, c'est un point de vue très respectable...
 Mais il n'en reste pas moins que Thomas et moi, sommes un couple artistique...et que d'autre part, à ce titre, je suis moi, à la base, artiste peintre, et lui auteur compositeur interprète, et ça, ce sont des faits avérés.

 Mais il se trouve que j'ai moi, pour Georges Sand, une admiration sans bornes, pour plusieurs raisons.

 Je trouve d'une part, que c'est une précurseur du féminisme. Car enfin, avoir eu , à cette époque, une volonté aussi farouche, qui la pousse à se faire éditer sous un pseudo masculin, afin d'obliger la profession, à éditer ses écrits, comme on dit vulgairement, fallait quand même en avoir dans le pantalon... Moi, rien que ça, deja, j'étais admirative, au plus haut point, avant même d'avoir ouvert le moindre de ses écrits.

 Je ne me souviens plus, à vrai dire, à quel age, je l'avais lue.  Adolescente, peut être. Je me souviens simplement qu'elle a bouleversé ma vie.

 Je suis, comme certains le savent peut être, un peu fâchée, avec la littérature.  Non pas que je n'aime pas ça, ce serait plutôt mal venu, quand on voit le plaisir que j'éprouve, de façon viscérale, à écrire, sur tout et n'importe quoi. Mais il se trouve que je suis dyslexique, et quand je lis, je sais que la perpective de savoir que ce livre, risque de me tenir la jambe, pour plusieurs semaines, me perturbe. Alors, je lis surtout des nouvelles, qui me semblent plus abordables.

 Par contre, il est quasiment certain que comparativement à d'autres lecteurs, plus assidus, "librivores", il est probable, il me semble, que j'en tire un plus gros profit qu'eux. Car les propos des gens, que ce soit par l'écrit, ou par la parole, en réalité, me nourrissent dix fois plus, que n'importe qui. Un peu comme si j'étais capable de faire feu de tout bois. Et d'ailleurs, je fais effectivement, de tout bois.

 Je suis particulièrement sensible, bien sûr, aux ambiances... Je crois que c'est en relation avec mon ancien passé de traumatisée. C'est à dire que la description d'une ambiance, par exemple, me donne l'effet de le ressentir physiquement plus que quelqu'un autre.

 Ce livre, le seul, il me semble, que j'avais lu, de Georges Sand, c'était "La mare aux Diables"
  Dans ce livre, elle décrit, entre autre, un mariage, dans un village. Jamais de ma vie, je n'ai lu un récit, sur un mariage, de la sorte, je puis vous l'assurer...

 Puis il est question de la mare au Diable.

 Un homme et une femme, tous les deux célibataires, vont devoir, aux commandes d'un même charriot, traverser une forêt.
 La scène se passe en automne. Ils sont couverts, d'un manteau épais. Ils sons tous les deux de la campagne, et ne se connaissent que de nom.  La forêt est profonde, et le voyage s'annonce pour plusieurs heures.
 Nous sommes en milieu d'après midi.

    Les chemins sont très boueux, et les ornières fréquentes... Le brouillard devient de plus en plus épais. Ils ne parlent pas, ni l'un ni l'autre, habitués qu'ils sont, je suppose, à ne tenir que le rôle d'employés, à la ferme, à qui l'on ne demande jamais son avis, comme  c'est souvent le cas, chez les pauvres gens.

 Au fut et à mesure, que le récit progresse, on voit l'attelage, avec  le trio formé par le cheval de trait, la carriole, et les deux humains, s’enfoncer, inexorablement, dans une ambiance de plus en plus oppressante, qui  me rappelle ce que je ressentais, quand j'étais enfant, devant "Blanche neige et les sept nains", quand elle se retrouve, en forêt, seule, et abandonnée, avec les arbres monstrueux, qui prennent vie, sous la forme des montres terrifiants.

 Le voyage n'en finit pas... La description de l'ambiance est lourde, je veux dire "physiquement "lourde. Comme si le Malin, quelque part, rôdait.... Les corbeaux maléfiques, en fin de journée, quand le soir tombe, annoncent une nuit inquiétante... Les oiseaux de nuit,  eux, prennent ensuite la relève, en venant frôler l'attelage... Puis dans la nuit, le cheval finit dans un premier temps, par refuser de faire le moindre pas... L'homme commence à s'impatienter, de voir que son cheval refuse d'obéir.
   Mais rien à faire, on eut dit qu'un obstacle invisible empêchait ce dernier, de franchir cette ligne qu'on ne pouvait voir, ou comme si un individu dans la nuit, l’effarouchait, avec un sombre objet, qu'il manipulait, devant lui...
 Le cheval se cabra.... Puis terrifié, une fois remis sur ses pattes, effrayé à l'extrême, finit par rompre ses attaches, et par s'enfuir, dans la nuit....

 Pendant tout le temps, que ces heures avaient défilé, la femme, elle, ne s'était pas énervée, le moins du monde....  Elle portait sur elle, ce qu'il fallait pour allumer un feu.

 Elle alluma son feu. L'ambiance, elle, restait toujours aussi inconfortable.  Elle partit non loin de là, pour ramasser des châtaignes, que la forêt lui donnait.
 Il firent de ces châtaignes, leur seul repas.
  Ils passérent la nuit ensembles, blottis, l'un contre l'autre, pour se protéger, et ne pas prendre froid...

 Au petit matin, le calme était revenu. Personne ne saura jamais quelle furent leurs pensées, individuellement.

 Il la regarda, puis se dit qu'une femme comme ça, était digne de devenir son épouse. Alors, il la demanda en mariage.
  Elle accepta.

 C'est à la suite de ce roman, qu'elle décrit ensuite, une noce, en Bourgogne.

 Ce qui est assez troublant, en fait, c'est que je vient seulement de réaliser, à quel point cette histoire, effectivement, a à voir, avec mon cheminement personnel, avec Thomas. Vous me direz "mieux vaut y voir comme ça, que pas du tout", ce qui est une façon de relativiser le problème, effectivement. Mais avec son histoire du soldat, Thomas décrit le trouble généré par la lutte intérieure, entre  le Bien et le Mal, et alors qu'avant hier, je lui  commentais sa pièce de théâtre, en lui expliquant que je trouvais étrange, que ce soit, à la fin, le Mal qui gagne, je me vois, moi, là, à la place, bien sûr, de cette femme, à laquelle Georges Sand, s'identifiait, et moi, m'étant identifiée à elle, me retrouve m'identifier à celle qui est aux côtés de cet homme sur le charriot,(vous me suivez toujours, là ?) et donc, en fin de nuit, me voir  remettre ce cher Thomas, (dans le rôle de l'homme dans le roman), remis sur les rails, si je puis dire.... Vers le Bien.

 Et bien. "vous m'en direz tant"... Incroyable, en effet, de voir à quel point Thomas peut être filou. Et je vois, là, avant même qu'il ait lu mes lignes, la mine réjouie qu'il arbore. Voilà donc pour quelle raison, son histoire du soldat, devait se terminer ainsi.

 
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"Je m'appelle Françoise", c'est comme ça dans ma vie, quand on me dit "framboise" je m'en vais je m'enfuis, je m'en vais je m'enfuis".


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PostPosted: Wed 15 Feb - 13:12 (2012)    Post subject: Publicité

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Françoise
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PostPosted: Thu 16 Feb - 07:51 (2012)    Post subject: Il est vrai que l'on s'identifie, inexorablement aux Artistes qu'on admire, et on ne peut pas contrôler, ce comportement. Reply with quote

Puisqu'on parle d'identification.

 Je disais donc que nous recherchons tous, des modèles... Pour certain c'est Johnny halliday, bref,  à chacun ses étoiles !

 Alors, venons en aux faits..

 En quoi, effectivement, ai je à voir, avec Georges Sand... ?

Elle avait du talent, en écriture.  Mais encore faut il s'entendre, effectivement sur ce que c'est qu'avoir du talent...
  Je suis incapable, moi, de vous dire, qui a du talent, ou pas, et en quoi ça consiste.
 Je sais, simplement que la littérature est une forme artistique comme une autre. Et qu'à ce titre, je suppose donc qu'avoir du talent, c'est  parvenir à provoquer soit une remise en question, du lecteur, une rêverie, un voyage intérieur....Une notice d'utilisation d'un appareil ménager (je plaisante).

  Bon, ma fille ainée, et ma petite sœur d’adoption, sont elles, de grandes lectrices. Je vais donc leur demander, quelle est leur définition.

 Je pourrai vous donner la mienne, bien sûr, mais ça risque de générer des trucs, que je me réserve, moi, le droit d'exploiter...

 Je me contenterai simplement d'affirmer, que j'ai pleinement conscience, moi, d'être efficace, dans ce que j'écris... Est ce suffisant pour affirmer que j'ai du talent ? Je ne sais pas. Ou plus précisément, je sais, moi... Mais je considère que l'avis des autres, m'importe peu, car seul mon plaisir, compte, sur ce point.  Je crois que ça n'est pas à moi de l'affirmer, en tout cas.

 Je suis, moi, comme vous le savez, une adepte du plaisir, sous toutes ses formes..... Quand je tenais mon blog, exclusivement, j'avais chaque jour, une cinquantaine de lecteurs, réguliers, je suis suffisamment sage, pour me permettre d'affirmer que j'en ai suffisamment.....
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Françoise
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PostPosted: Thu 16 Feb - 11:53 (2012)    Post subject: Il est vrai que l'on s'identifie, inexorablement aux Artistes qu'on admire, et on ne peut pas contrôler, ce comportement. Reply with quote

 Mais il est un autre thème, au sujet duquel je m'identifie à Elle. Il s'agit entre autre, de sa relation à Dieu.

Vous savez et je ne m'en suis jamais cachée, que je suis croyante. Croyante, certes, mais agnostique, pour des raisons déjà expliquées, ailleurs, sur ce forum.

 Et une autre nouvelle ou roman, je ne sais plus,  qui m’avait énormément marquée, c'est "la petite Fadette".

  je trouve sur le net, un article, mais le fait que la Fadette s'appelle Françoise, ce serait bien encore, là, un coup fourré de Thomas, parce que c'est un truc que j’avais moi, complètement oublié. Bref.

 Cet article, s'il résume relativement bien, la relation assez complexe existante, entre les deux jumeaux, et Fadette, ne met pas trop l'accent, sur Fadette, elle même...

 En fait, je me souviens très bien, moi, à quel point ce roman, m'avait marquée... Ce qui me fascinait, chez cette enfant, c'était le fait qu'elle soit entièrement rejetée, par la communauté. Sa mère, qui vivait dans les bois, connaissait les plantes, et savait soigner, de cette façon... Dés l'os qu'une femme, détenait effectivement un savoir que les hommes ne maitrisaient pas, si jamais elle n'étais pas médecin, avec la protection, à cette époque, de l'Eglise, cette dernière se voyait assez souvent rejetée, par la communauté, voir, brulée sur la place publique, comme sorcière. Ce fût, dans l'histoire, une chose assez courante, malheureusement, il n'y qu'à voir Jeanne d'Arc... (décidément, la revoilà encore, celle là...).

 En fait, ce qui me marquait vraiment beaucoup, dans cette héroïne, c'était que sa façon de croire en Dieu, était le fondement même, celui que je prône, moi, en tout cas, qui consiste à aimer son prochain, et  à tout faire, pour que chaque humain, puisse prendre conscience, du fait qu'il porte en lui, une capacité incroyable, par la communication, à résoudre bon nombre de problèmes.... Les siens propres, bien sûr, mais aussi, souvent, ceux des autres.

 En fait, c'est vraiment ça, qui me marquait. C'était la première fois, que je lisais un livre, où l’héroïne, me ressemblait à ce point. Comme moi, elle était rejetée, comme moi, elle avait, avec son environnement campagnard, une relation très forte... Comme moi, elle avait des relations, avec les garçons de son age plutôt difficiles...

  A bien y réfléchir, c'est absolument hallucinant, de voir à quel point ce roman, est emprunt d'une impudeur, extrême, de la part de Georges Sand... Je ne sais pas si vous comprenez, ce que je veux dire. C'est qu'en réalité, cette façon d'envisager cette relation, avec Dieu, était absolument révolutionnaire, pour l'époque... Parce que Georges Sand, trouvait en Dieu,  avec un modernisme absolument hallucinant, que bien des religions, pourraient lui envier, aujourd'hui...

Un autre point sur lequel je lui ressemble, c'est sa relation, face à ses origines rurales. Sa Bourgogne, elle y était très attachée, et c'est un point, qui moi aussi, m'est très cher.

 Mais le point le plus fort, peut être, consiste, par sa communication, à servir de lien, entre les artistes, les découvrir, les booster, et les stimuler. Je crois que sur ce point, il est inutile que j'en dise d'avantage.
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