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Après huit années de "fersenothérapie".

 
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Françoise
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PostPosted: Thu 2 Feb - 10:35 (2012)    Post subject: Après huit années de "fersenothérapie". Reply with quote

vaste sujet, s'il en est.

 Fredéric Lopez, hier soir, au "grand journal", disait que ça n'existait pas... Je ne suis pas d'accord.. Ça existe bel et bien, mais le bonheur n'est pas ce que les gens pensent. Ou plutôt, "il y a erreur sur la personne".  Mais je ne parle pas de Thomas ! Je précise...

 Je m’explique.

 Plusieurs théories, enfin, palabres, me viennent à l'esprit, à ce sujet, comme la citation qui est de Prévert, je crois, qui disait : "J'ai reconnu le bonheur, au bruit qu'il a fait en partant".
 ou bien  la chanson de Pierre Perret "le bonheur, c'est toujours pour demain". Thomas, lui, avec sa chanson "je suis au paradis", s'y voit sous mes jupons. Bien... "Pourquoi pas", dans la réalité des faits, il est la seule personne à qui cet honneur, puisse effectivement voir ce rêve se réaliser; même si ça n'est qu'un "vieux pieu".... oui, oui, j'ai bien dit "vieux pieu. Ha ha ha .... Mon stylo a fourché volontairement. Plus précisément, quand on demande à Thomas ce qu'est le Paradis, pour lui, il dit que c'est  plutôt quelque chose d'intérieurs (comme je te comprends, mon chéri, et pour cause). La réalité des faits, actuellement, entre Thomas et moi, est que nous ne sommes pas encore réunis, effectivement. Alors, bien sûr, il n'y a que le fantasme, au sens le plus large qu'on puisse imaginer, qui ne nous serve, effectivement, de sorte de placebo, à une éventuelle notion du bonheur, c'est une réalité.




 Mais nous ne sommes, ni lui, ni moi, ni ensembles, le centre du monde, aussi, je vais m'empresser de vous en dire un peu plus, sur cette notion, avec l'éclairage qui est le mien, compte tenu de mon histoire.

 Je crois, moi,que le bonheur, enfin, l'image que j'en ai, consiste en l’éloignement d'une souffrance... Cette souffrance peut être diverse. Elle peut très bien sembler, aux yeux de bien des gens stupide, irréelle, incongrue, mais pourtant, bel et bien réelle.

 Je me souviens d'une parole de Sœur Emmanuelle, qui un jour, parlait de son quotidien, parmi les femmes, dans les bidonvilles. Elle disait d'une femme, qui se plaignant d'être battue, par son mari, "un jour il te bat, l'autre jour, il ne te bat pas"... L'air de dire "faut savoir se contenter de peu".
 Mais j'en vois, là, lever les yeux au ciel, et se dire "mais enfin, comment peut on dire une chose pareille"....

  Allons, allons, calmons nous. Je n'ai pas dit qu'un jour, où miraculeusement, son mari ne la battait pas, elle prétendait être heureuse...

    D'une part, si sœur Emmanuelle lui a répondu ça, c'est que que le combat à mener, lui, était tellement énorme, tellement terrifiant, que tente de soulager cette pauvre femme, en essayant de relativiser, autant que faire se pouvait, son problème, était la meilleur des choses à faire, effectivement. C'est merveilleux, de sa part, d'avoir su avoir cette intelligence là.

 Un autre jour, j'ai entendu, à la télévision, une jeune femme. L'un de ses frères et sœur, était mort, une année avant. Depuis cette mort, elle soutenait, du mieux qu'elle pouvait, ses deux parents, en état de deuil, malheureux comme la pierre, parce qu'ils  avaient perdu l'un de leurs enfants.

 Puis un humoriste, fit uns ketch, à la télévision.... Les deux vieux se sont mis à rire... Et la jeune femme, elle, prit conscience, que c'était l'humoriste, qui involontairement, les avait sortis de leur torpeur, et de leur souffrance.

 Ce que je vous dis, là, est un peu abstrait, j'en conviens. Mais c'est néanmoins réel.
 Un artiste, qui porte en son sein, une pièce de théâtre, sur laquelle il travaille, d’arrache pied, depuis des mois, ou des années, le soir de la première, si tout se passe bien, doit être heureux, je suppose. La première fois que Thomas arrive à ficeler une chanson qui couve depuis des semaines, doit être heureux, aussi, je suppose. Quand il me lit ! Bordel de merde ! Il est heureux !

 Ce que je veux dire, c'est que le bonheur, ce sont il me semble, beaucoup plus des instants, et des événements qui résultent des problèmes, ou des souffrances, plutôt qu'un état de grâce absolu....

 Le bonheur, ça peut être, par exemple, de se réveiller, le matin, très tôt, et simplement déguster le plaisir d'avoir très bien dormi, et de se réveiller, en pensant à quelqu'un qu'on aime, même s'il n'est pas à ses côtés, et avoir la sagesse de relativiser, pour ne pas trop souffrir.

 Enfin, pour conclure, enfin, il me semble, qu'on a plus de chance de le connaitre, quand on a conscience, de savoir à quel point c'est une  sensation opposée à la souffrance... Je crois que quand on a pris réellement conscience de celà, c'est un sentiment qui a plus de chance de nous arriver.

 Encore faut il, aussi, percevoir le fait que c'est plus un chemin, qu'une destination. (la formule n'est pas de moi, mais je la sais juste, alors, je l'adopte).
_________________
"Je m'appelle Françoise", c'est comme ça dans ma vie, quand on me dit "framboise" je m'en vais je m'enfuis, je m'en vais je m'enfuis".


Last edited by Françoise on Fri 17 Aug - 08:16 (2012); edited 1 time in total
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PostPosted: Thu 2 Feb - 10:35 (2012)    Post subject: Publicité

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Françoise
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PostPosted: Thu 2 Feb - 11:17 (2012)    Post subject: Après huit années de "fersenothérapie". Reply with quote

 Enfin, il ya bien sûr, certains chemins, pour y parvenir, "ça va sans dire", plus ou moins réalisables, il faut bien le reconnaitre... Selon le milieu social, les moyens financiers qui vont avec etc... etc... On a plus ou moins de chance, de parvenir à le connaitre.

 D'une part, c'est une notion qui se rapproche, bien sûr, de "réussir sa vie". Voir l'article, écrit, à ce sujet.

  Secondement, le fait de se réjouir de rendre les autres heureux. En fait, c'est Thomas qui vient de me rappeler à l'ordre, mais je sais pourquoi j'avais occulté celà...

 Ma maman, moi,  représente le cas typique de la femme, judéo chretienne, qui selon les bons principes de cette religion de merde, veut que la femme se sacrifie littéralement, pour le bonheur de toute sa nichée... Donc, côté épanouissent personnel, comme dit Nagui "zero, la tête à toto".

 Aussi, quand moi, je me suis pointée, il y a huit ans, chez le psy, je philosophais, moi, grandement, sur le sujet, et j'avais eu l’indélicatesse de lui dire au bout d'un mois de thérapie, autant dire, au dixième du premier pas, que je souhaitais être heureuse, pour parvenir à rendre heureuse, ceux que j'aime....

Ha lala... "misère à poil", comme disait fe ma belle mère...

 Qu'est ce que j'avais pas dit là...
 Bon, voyant sa tronche, j'ai bien vite compris où était le problème. Mais c'était bon, je suis plutôt du genre à comprendre vite, moi...
 Car un travail thérapeutique, consiste, le plus souvent, enfin, c'était mon cas, en tout cas, à chercher à être heureux, pour soi, impérativement, c'était fort important.

 ça n'est qu'une fois enclenché le processus d'autosatisfaction, et pas avant, qu'on peut se permettre de le redistribuer. Mais il faut faire très attention au rechutes, justement...
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Françoise
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PostPosted: Sun 5 Aug - 06:02 (2012)    Post subject: Après huit années de "fersenothérapie". Reply with quote

Le plaisir de l'inattendu.

http://epanews.fr/video/video/show?id=2485226:Video:896700&xgs=1&xg_source=msg_share_video

Ça me rappelle une parole que m'avait dite mon magnétiseur, il y a bien longtemps de ce là, au sujet de mes jambes. Il m'avait dit "Mais qu'est ce qui vous empêche donc, ainsi de pouvoir mettre un pied devant l'autre" ?

A l'époque, je lui avais répondu, à juste titre que je n'avais pas le sentiment d'être immobile, bien au contraire, et que d'écrire à Thomas, était pour moi, une façon justement d'être actrice de ma propres destinée.

Aujourd'hui, si la question m'était posée, de nouveau, je dirai qu'intellectuellement, et artistiquement, j'ai tellement dansé, justement, que j'en suis fatiguée, au point d'être quasiment devenue quasiment imperméable, à tout ce qui est artistique, et que c'est précisément, le fait que je ne puisse le faire physiquement, qui est devenu une souffrance véritable.

Mais si dois réfléchir à ce qui est dit, dans cette vidéo, je dirai que donner des leçons, c'est fort bien, mai que ça n'aide pas celui qui a les pieds attachés....

Tiens Thomas a fait pose ça, à ce sujet ce matin.



Difficile de faire plus juste, me concernant.

Mais concernant les humains, en régle générale, le fait de ne pas être ouverts aux autres, et à l'inattendu, en général s'explique de diverses façons.

Certains ne manqueront pas de vous choquer, mais ils n'en sont pas moins réels.

-Les souffrances, non digérées de l'enfance.
-L'échec scolaire.
-La maternité.
-La vie de famille.
-Le milieu culturel (très souvent)
-Le travail.
-Le couple.

Et puis ensuite, on peut aussi se poser la question, de savoir quels sont les éléments, qui eux, au contraire, sont des facteurs d épanouissement personnel, qui vont donc être au contraire, un stimulant, de cet ouverture, vers l'inconnu, et je citerai donc ceci :

-Les souffrances, non digérées de l'enfance.
-L'échec scolaire.
-La maternité.
-La vie de famille.
-Le milieu culturel (très souvent)
-Le travail.
-Le couple.

Et oui, comme vous prouve le remarquer, certaines similitudes, existent bel et bien, entre les deux groupes.... C'est qu'il existe du bon, dans le pour comme dans le contre.

On dit, chez les cul terreux, "séparer le bon grain de l'ivraie". Mais je blague.

-L'échec scolaire.
-La maternité.
-La vie de famille.
-Le milieu culturel (quelquefois)
-Le travail.(quelquefois)
-Le couple(quand on s'aime, et que l'on partage les mêmes valeurs !).
_________________
"Je m'appelle Françoise", c'est comme ça dans ma vie, quand on me dit "framboise" je m'en vais je m'enfuis, je m'en vais je m'enfuis".


Last edited by Françoise on Sun 5 Aug - 19:33 (2012); edited 1 time in total
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Françoise
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PostPosted: Sun 5 Aug - 06:15 (2012)    Post subject: Après huit années de "fersenothérapie". Reply with quote

Mais j'oubliais un truc.

Certains "bien pensant", considèrent que ne pas savoir s'ouvrir, aux autres, et à l'inattendu, justement, est une forme de bêtise, ou de stupidité.

Mais c'est omettre que le repli sur soit, voir, même, la xénophobie, peut très bien avoir des origines parfaitement justifiées, comme une histoire personnelle, et (ou) familiale, traumatisante, qui génère une forme d'autoprotection, qui en fait, ne fait que signifier une façon de se protéger, par peur, tout simplement. Y compris de peur purement physique. Quand on en arrive là, on est bien loin de "danser avec le chaos", comme il est dit dans la vidéo, mais c'est pourtant bien là, que réside le mal être aujourd'hui, et avec ce sentiment là, que joue l'extrême droite, partout dans le monde, y compris, bien sûr, en Europe.

Ce qui est très important, à mes yeux, de bien discerner, c'est que le comportement de xénophobie, lui, ne résulte pas, uniquement, d'une théorie politique, mais bien d'une peur viscérale, quelquefois, à cause d'une histoire réelle, et parfaitement justifiée, qui doit donc être dans la mesure du possible au moins considérée, et tolérée.
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PostPosted: Today at 13:23 (2019)    Post subject: Après huit années de "fersenothérapie".

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